Titre en VO : 会長はメイド様!- Kaichou wa Maid-sama !
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À première vue, on pourrait imaginer en voyant ce titre une énième histoire de soubrette à petite culotte apparente avec option ingénue perverse… que nenni ! Il s’agit bel et bien d’un shojo racontant les aventures d’une lycéenne très occupée devant travailler le soir dans un bar pour aider sa famille.
Nombre de tomes en français : 1 (série en cours)
Nombre de tomes en japonais : 10 (série en cours)
Editeur : Pika
Style : Shojo
Genre : Romance, comédie
Âge conseillé : 12 ans
Prix éditeur : 6,95 €
Résumé : Dans son lycée, Misaki, la pésidente des élèves, terrorise les garçons en leur imposant des règles strictes pour préserver la tranquillité des filles. D’autre part, depuis que son père les a abandonnées, elle est obligée de travailler après les cours. Vêtue d’un uniforme de soubrette, la jeune fille est serveuse dans un maid café, une activité qu’elle tient à garder secrète. Malheureusement, Takumi, le garçon le plus populaire du lycée, découvre son secret…
Mon avis sur ce premier volume : Au début, on est tenté de penser que Misaki, l’héroïne, est un monstre. Lycéenne studieuse, représentante des élèves, grande sportive (elle met plusieurs garçons au tapis avec une certaine brutalité au cours de l’histoire), elle travaille aussi le soir… mais elle est bien plus humaine que cette première impression le laisse croire. Elle est très attachante dans ses maladresses : à vouloir préserver à tout prix l’intégrité de ses camarades de sexe féminin (minoritaires dans ce lycée devenu mixte depuis peu), elle se montre injuste avec les garçons. Du fait de la désertion paternelle qui a laissé toutes ses dettes au reste de la famille, Misaki est une jeune fille misandre (elle déteste les hommes). Si elle travaille dans un maid café, déguisée en lolita et devant appeler “Maître” tous ses clients, c’est pour des raisons d’emploi du temps et de salaire. Si elle fait peur aux garçons (“mon père est un agneau comparé à elle”, dit l’un d’eux), les filles se reposent allègrement sur elle, à l’école comme au bar. Misaki n’a donc pas une vie des plus faciles mais elle reste malgré tout attachante.
Takumi, par contre, le héros masculin, est plein de surprises. C’est le genre “bôgoss” du lycée, celui après lequel courent toutes ces demoiselles mais qui n’en a cure. D’ailleurs il se fiche de tout sauf… de Misaki. Bien sûr, comme dans tout shôjo, il est amoureux d’elle mais au départ, on aurait presque l’impression qu’elle l’intrigue. À partir du moment où il la surprend sur son lieu de travail, il ne la quitte plus des yeux et lui prête souvent main forte… avec ses petits bras musclés comme avec sa fine perception de l’esprit humain
. Il aide la jeune fille à prendre conscience de ses propres failles avec un mélange de gentillesse et de détachement assez savoureux.
Les autres personnages, quoique secondaires, sont tout aussi sympathiques, du trio d’imbéciles heureux suivant Misaki partout aux jeunes serveuses du bar, en passant par la tribu d’élèves râleurs…
Si l’histoire est en soi très classique (on n’échappe pas au fameux “je ne répéterai pas ton secret si tu es mon esclave pendant une journée), si la romance se profile dès la fin de ce premier tome et si l’issue semble un peu prévisible, Maid-sama est un manga assez prometteur de par la galerie de personnages, le ton et le parti pris par l’auteur. Une série dont on peut beaucoup espérer pour la suite… en priant pour que la déception ne soit pas au rendez-vous !














